Elon Musk : visionnaire ou illusionniste ?

En seulement quelques décennies, la multiplication des sources et des moyens de diffusion de l’information témoignent de l’évolution des valeurs qui caractérisent notre citoyenneté, notre sens du « vivre ensemble ».

Fraternité, égalité, compassion, respect de son prochain, partage, transmission… Parmi ces valeurs sociétales, une seule prédomine largement : liberté. Le plus souvent, hélas, au détriment de toutes les autres, car plus volontiers interprétée et défendue à un niveau individuel que collectif.  Ce phénomène, que le dernier tiers du précédent siècle met en évidence, s’est sérieusement accru depuis. Dès lors, tant pis pour l’égalité ou la fraternité.

Et si, au 21ème siècle, on doit toujours déplorer la différence de rémunération entre femmes et hommes, que dire de celle concernant les revenus et la qualité de vie entre les plus riches et les plus pauvres ?

Certes, il n’est pas « politiquement correct » de s’interroger à ce sujet, sans être aussitôt catalogué comme « dangereux communiste ». Mais faut-il nécessairement adhérer aux épouvantables fantasmes staliniens pour être profondément révolté par le peu de partage des richesses ?

Les écarts de salaire de 1 à 500 ; les revenus colossaux de personnalités publiques, de certains sportifs ; les véhicules à 500 000, voire 1million d’€ et +, que des individus collectionnent et laissent dormir dans leur garage, comme autrefois les gamins collectionnaient leurs voitures miniatures sur des étagères ; alors que partout sur la planète des enfants doivent parcourir des dizaines de km à pied et affronter tous les dangers pour simplement se rendre à l’école, ou meurent de faim, de soif, de manque de soins, quand ils ne sont pas exploités par des employeurs sans vergogne…

Au total, ce sont plus de deux milliards d’habitants qui sont privés d’un bien indispensable tel que le logement, l’eau, la nourriture, les soins ou encore l’accès à l’éducation. Dans le même temps, une poignée d’individus continue sa course à l’enrichissement personnel sans le moindre regard pour ces malheureux (sauf pour des nécessités fiscales ou de communication institutionnelle).

 

Alors, que penser de ceux qui réclament davantage de justice sociale et appellent à un autre modèle de société ? Peut-on mépriser à ce point David Beasley, Directeur du Programme alimentaire des Nations Unies (PAM), lorsqu’il suggère aux deux hommes les plus riches de la planète de céder 2% de leur immense fortune au profit d’un plan de lutte contre la faim dans le monde, ce qui permettrait de sauver 42 millions de personnes d’une mort atroce ?

Il faut croire que oui, lorsque l’on lit la réponse que lui fait Elon Musk (l’un des deux milliardaires interpellés, l’autre étant Jeff Bezos).

 

L’Américain se dit prêt à donner 6 milliards (2% des 314 qui constituent sa fortune)… à condition qu’on lui prouve noir sur blanc que cela permettra réellement de sauver les personnes en question !

Remise en cause du bon usage de l’argent donné ? de la transparence comptable ? de l’intérêt de sauver 42 millions de personnes, vu que la faim dans le monde ne sera pas pour autant définitivement éradiquée ? Que veut au juste démontrer le milliardaire ?

Car il a forcément de bonnes raisons « d’ergoter » pour ne pas "perdre" (gâcher ?) 6 milliards de $, lui qui, il y a une semaine, en une seule journée, a augmenté sa fortune de 36,2 milliards !

Quand on est un « vrai » « homme » « d’affaires », on sait mettre de côté sa sensibilité et faire au contraire fonctionner ses cellules grises.

 

D’évidence, la compassion n’est plus une valeur qui a la cote. On lui préférera l’action. Même si, et des femmes aussi merveilleuses que Mère Térésa l’ont démontré : les deux ne sont pas incompatibles, au contraire !

Mais oublions, nous aussi, nos 42 millions de condamnés à la famine, oublions St Exupéry et ses élucubrations du genre : « L’intelligence ne vaut qu’au service de l’amour. ». Et tentons plutôt de nous mettre dans la tête d’un Elon Musk pour comprendre ses raisons.

 

Elon Musk est admiré et respecté pour sa formidable carrière d’homme d’affaires, sa réussite « à l’américaine ». Et lui, l’homme tourné vers l’espace, aurait pu en fin de compte emprunter à St Exupéry son idée que : « Être homme, c'est précisément être responsable. C'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde ». Une idée que notre natif d’Afrique du Sud aura mis en œuvre à sa façon, et avec la réussite capitalistique que l’on sait.

Car Musk est bien plus qu’un bâtisseur. Il se pose surtout en visionnaire ! Ses projets de voitures électriques (Tesla), devenues des ordinateurs à roulettes ; d’implants cérébraux d'interfaces neuronales directes sur des humains (Neuralink) ; de voyages dans l’espace (SpaceX) et la recherche de planètes à terraformer (*)… passionnent le monde entier et ne font que renforcer son image très populaire.

(*) recréer sur une planète les conditions nécessaires à la vie humaine, aussi proches que possible de celles de la Terre.

 

En aucun cas, Musk ne peut être jugé égoïste ; lui qui consacre son temps et sa fortune à nous promettre un monde meilleur, peut-être même, précisément, la survie de notre espèce lorsque notre bonne vieille Terre aura été vidée de toutes ses ressources.

Et le directeur du Programme alimentaire peut bien aller se rhabiller avec ses 42 malheureux millions de personnes à sauver. Il « joue petit » ! Musk lui, entend en sauver bientôt 10 milliards !

 

Mais reconnaissons à notre brave humaniste, Mr David Beasley, d’avoir, par son interpellation, soulevé une intéressante question sur l’ici et maintenant, la réalité de notre monde, ses inégalités et les moyens somme toute simples d’y remédier… face au futur, au virtuel et les promesses « merveilleuses » d’un monde imaginaire conçu par des génies auto-proclamés ou autodidactes, comme des Musk ou des Bezos.

Car, est-ce un hasard, et sinon cela porterait un rude coup à l’idée qu’ils se font d’être des génies, Bezos lui aussi consacre une importante part de sa fortune aux voyages dans l’espace et aux promesses d’une société futuriste toute de technologies et de virtuel. Suivi de près par des Bill Gates et autres Mark Zuckerberg (qui vient de transformer son Facebook en Meta afin de promouvoir son projet de Metaverse, réseau totalement virtuel dans lequel nous devrons apprendre le « vivre ensemble » par le seul intermédiaire d’avatars sortis de notre imagination).

Toutes ces grandes fortunes semblent donc fonctionner selon un schéma similaire. Quand elles ne se désintéressent pas totalement des autres, elles se passionnent pour des projets futuristes, dignes des meilleurs ouvrages de science-fiction, et grâce auxquels il leur est facile de convaincre des millions de crédules (nouveaux "croyants" ?) que tout l’argent qu’ils leur prennent (car, pour s’enrichir, il faut forcément prendre l’argent quelque part) et toute l’aide qu’ils ne leur donnent pas « ici et maintenant », c’est afin de leur préparer un monde « meilleur », sinon pour eux, pour les futures générations.

Promises, promises... (Promesses, promesses...)

 

Il est inutile de lancer ici le débat sur : « L’évolution du bonheur des populations en rapport avec celle du progrès technologique ». De nombreuses études sortent à ce sujet, chacun peut en prendre connaissance. Mais j’observe que si, comme le disait si bien Voltaire : « La politique est le moyen pour des hommes sans principes de diriger des hommes sans mémoire », il se pourrait bien que : l’illusion soit le moyen pour des hommes sans plus de principes de diriger des hommes sans vision.

 

La réponse profondément cynique de Musk à la suggestion de partage exprimée par David Beasley, des Nations « Unies », est la criante démonstration qu’un St Exupéry, avec son « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux », n’aura aucune place dans le monde "aveuglant" que nous promettent ces milliardaires.

 

Elle nous prouve aussi, en ces temps de « Cob 26 », que le plus difficile reste à faire : convaincre ceux qui ont les moyens d’agir qu’il est encore temps de sauver notre planète, plutôt que de continuer à la ponctionner et investir en des espaces hypothétiques sur lesquels l’herbe serait plus verte !

 

À lire et à relire :

L'État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde    ONU – OMS – UNICEF   Éd. 2021

Elon Musk: Tesla, Paypal, SpaceX : l'entrepreneur qui va changer le monde   Ashley Vance  Eyrolles

Terre des Hommes    Saint Exupery    Gallimard, collection Folio

Le Petit Prince           Saint Exupery    Gallimard, collection Folio

Dans le silence du cœur   (Méditations de Mère Teresa rassemblées par Kathryn Spink)  Éditions du Cerf

Publié le 05/11/2021
Les petits, les obscurs, les sans-grades...

Il est permis aujourd’hui de se poser la question sur ce qui fait la grandeur d’un homme ou sa petitesse, sa renommée ou son anonymat.

 

Quel chanteur de variété ou star de cinéma (de préférence américaine) n’a pas aujourd’hui reçu sa… légion d’honneur ? Comment se garantir, après sa mort, une place au Panthéon ou aux Invalides ? Que faire pour s’assurer « cinq colonnes à la une » qui annoncera notre (inévitable) décès ?

 

Des questions qu’un homme aussi simple et vertueux que le grand sinologue Léon Vandermeersch ne se posait certainement pas.

Il s’est éteint à l’hôpital Cochin, il y a près d’une semaine, dans la nuit du 16 au 17 octobre. Il avait 93 ans. Qui en a parlé ? Où sont les articles, les panégyriques rappelant l’œuvre essentielle de ce chercheur ? L’ensemble de la presse est restée muette sur ce… « non-événement ».

Pourtant, Léon Vandermeersch était un sinologue remarquable, dont le travail a toujours témoigné d’une grande humanité. Très jeune diplômé de philosophie, de chinois, de vietnamien, il a été professeur, puis directeur d’études à l’École pratique de hautes études, chercheur, écrivain et aussi directeur de l’École Française d’Extrême-Orient pendant les dernières années de sa carrière.

Il était un grand spécialiste du confucianisme et de l’histoire ancienne de la civilisation chinoise, en particulier cette période passionnante, foisonnante de philosophie et d’études qu’est celle des Printemps et Automnes dominée par la civilisation Zhou (-1122 à -256 av. J.-C.).

À travers ses écrits, il a su nous éclairer sur le confucianisme et sa profondeur humaniste, les fondements posés d’une République construite sur le « Vivre ensemble », une société ou l’éducation, les devoirs de chacun et les rituels sociaux priment sur les lois et combattent privilèges et injustice. Léon Vandermeersch revient également avec finesse et intelligence sur les notions d’être et de non-être, d’immanence et de transcendance au sein de la pensée traditionnelle chinoise.

 

Que penser du silence qui entoure la mort de cet immense chercheur ? Peut-être faut-il rappeler ce propos de Confucius lui-même, au sujet de la « renommée » :

« Celui qui cultive la sagesse (apprend) et ne cesse de la cultiver, n’y trouve-t-il pas la satisfaction? Si des amis de la sagesse viennent de loin recevoir ses leçons, n’éprouve-t-il pas de la satisfaction? S’il reste inconnu des hommes et n’en ressent aucune peine, n’est-il pas un vrai sage? »  Entretiens  I.1

 

À lire et à relire :

Sagesses chinoises (écriture chorale avec Jean de Miribel)  Flammarion

Wangdao ou La Voie royale, recherches sur l’esprit des institutions de la Chine archaïque    EFEO, 1980.

Publié le 24/10/2021
Leur révolution devait être « verte » et vertueuse…

La première fois que je me suis intéressé de très près à ce qu’avait été la « Révolution verte », au milieu du siècle dernier, c’était dans le cadre de mon enquête documentaire préalable à la rédaction d’Environnement Mortel.

 

 

J’y avais ainsi appris que son lancement « officiel » remontait à 1943, au beau milieu de la Seconde guerre Mondiale, lorsque la Fondation du milliardaire Rockefeller, conjointement avec l'administration de Manuel Ávila Camacho au Mexique, crée l'Office of Special Studies.

Des études très « spéciales », en effet dont l’objectif déclaré était de mieux contrôler le niveau de production des cultures alimentaires par… la génétique. Elles sont à l’origine des cultures OGM, mais aussi des plans de développement des cultures industrielles, des monocultures.

Camacho voulait que l'agriculture mexicaine soutienne l'urbanisation et l'industrialisation du pays. Le vice-président U.S., Henry Wallace, voyant les ambitions de Camacho comme une chance pour l'économie et les intérêts militaires américains, a encouragé la Fondation Rockefeller de travailler en ce sens avec le nouveau président mexicain.

L'Office of Special Studies réunit alors des généticiens et phytopathologistes américains et mexicains dans la recherche pour le développement de variétés de maïs et de blé à haut potentiel de rendement. Plus tard, en 1971, une association internationale, le Consultative Group on International Agricultural Research (CGIAR) sera créée, toujours sous l'auspice de la Fondation Rockefeller, pour contrôler les recherches d'une quinzaine de centres implantés sur la planète. Ces recherches portent sur la fabrication par hybridation de variétés à haut rendement concernant les trois principales céréales cultivées dans le monde : le riz, le blé et le maïs.

 

Les méthodes et produits conçus à partir de ces recherches, annoncés comme miraculeux pour l’humanité, diffusés par de très puissants groupes agro-alimentaires, selon des moyens souvent plus proches de ceux utilisés par la mafia que ceux habituellement admis en matière de commerce, ont eu et continuent d’avoir des conséquences très néfastes pour l’environnement, la biodiversité, la qualité des terres cultivables et la vie des habitants de cette planète ; à commencer par les paysans, en particulier ceux du tiers-monde. Leurs effets nocifs s’avèrent bien plus grands que les progrès tant vantés par les laboratoires des géants de l’alimentaire, sur la hausse des rendements ou la résistance des plants à la sécheresse et aux insectes. On sait désormais que ces progrès sont très variables et, surtout, temporaires, voire réversibles.

Si nombre de paysans ont ainsi été ruinés, et que beaucoup à travers le monde se sont suicidés, en revanche les propriétaires de ces laboratoires et de ces industries alimentaires ont vu leur fortune croître de façon considérable.

 

Aujourd’hui, d’autres politiques s’entendent avec d’autres milliardaires pour, à travers les fondations de ces derniers, lancer une nouvelle… Révolution verte.

 

En début de semaine, l’Angleterre, par la voix de son Premier ministre, Boris Johnson, a annoncé au cours d’un sommet auquel des banques, des milliardaires et des dirigeants de grands groupes internationaux étaient conviés, son plan, basé sur des centaines de milliards d’investissements, destiné à contribuer au « mieux-être » environnemental de la planète.

Le timing de Johnson et de son principal associé dans ce programme, le milliardaire Bill Gates, est impeccable, une semaine avant l’ouverture à Glasgow de la prochaine conférence mondiale sur le climat, intitulée COP26.

 

Johnson et Gates ont présenté ce plan comme une nouvelle… Révolution verte.

Ils se sont évertués à convaincre les dirigeants présents, en particulier ceux de fonds d’investissement comme Blackrock et Blackstone de se joindre à eux. Ensemble, ces deux sociétés gèrent près de 1 400 milliards de fonds pour les investisseurs et les retraités et, à l’instar de la fondation Bill (et Melinda) Gates, oublient toute notion d’humanisme ou d’écologie lorsqu’il s’agit d’investir dans des biens « rentables ». (Leurs investissements dans les industries les plus polluantes de la planète sont très nettement supérieurs à ceux dédiés au « bien-être » de l’humanité, même si toute leur communication institutionnelle ne met en avant que ces derniers).

De son côté, Bill Gates reste très investi (financièrement) dans tous les secteurs de la recherche : informatique, biologique, génétique et donc médicale… Il a, par exemple, contribué aux négociations pour la revente du vaccin mis au point par l’université anglaise d’Oxford au laboratoire privé AztraZeneca. Il est aussi souvent disponible pour « conseiller » les dirigeants de nombreux pays sur leur politique vaccinale. Le milliardaire dégage des profits considérables de ces activités, à côté desquels ses dons pour des œuvres caritatives, bien réels, ne représentent qu’un infime pourcentage, et garantissent à sa fondation de bénéficier d’un statut fiscal très avantageux. Sa fortune personnelle est aujourd’hui estimée à 134 milliards de $, et le place au 4ème rang des milliardaires américains.

 

Nul doute qu’il est le candidat parfait pour succéder à Rockefeller à la tête de cette nouvelle… Révolution verte, et Boris Johnson un allié politique idéal. 

Publié le 24/10/2021
Carnets de voyage...

L’idée de partager mes Carnets de voyages sur ce site (voir rubrique du même nom) semble appréciée si j’en crois le nombre de consultations et les retours qui me sont faits.  D’autant plus lorsque ces mêmes carnets se révèlent sources d’inspiration.

En témoignent ces deux très belles illustrations réalisées par la talentueuse Agnès Gourlay, dont c’est précisément le métier (http://www.agnesgourlay.com) et qui a eu la gentillesse de me les adresser. (*)

Voici donc nos deux amis tasmaniens, l’ornithorynque (monotrème) et le thylacine (marsupial) plus connu sous le nom de « Tigre de Tasmanie » et hélas aujourd’hui disparu, sous les traits que leur a donnés notre artiste.  C’est sans doute ainsi que j’aurais aimé illustrer mes carnets si j’avais eu son coup de crayon et sa maîtrise des couleurs.

Un grand merci à elle.  

 

                 

 

(*) Toute copie, reproduction, enregistrement de ces images, sans autorisation préalable de l’artiste est interdite.

Publié le 21/10/2021
Bon anniversaire, Monsieur Brassens !

En 2016, le chanteur, auteur et compositeur,  Bob Dylan a reçu le Prix Nobel de littérature pour l’ensemble de son œuvre. Cela a donné lieu à une polémique assez déplacée selon moi (il est vrai que la polémique semble le mode d’expression favori de nos contemporains) : la « chanson » appartient-elle au genre « littérature » ?

En ce qui me concerne, la réponse à cette question ne fait aucun doute.

Et l’hommage qui sera sans doute rendu à George Brassens dans les jours prochains, puisqu’il aurait eu 100 ans demain, 22 octobre, sera sans doute l’occasion de réentendre plusieurs de ses textes que nombre d’entre nous considèrent comme de purs chefs-d’œuvre.

Publié le 21/10/2021
Voyage, voyage...

Avec quelques jours de retard, célébrons cette date du 12 octobre… 1492, qui témoigne des possibles erreurs d’orientation, même lorsque l’on est le grand Christophe Colomb.

 

Ce fameux vendredi 12, le navigateur génois, alors âgé de 41 ans, et au service des Rois catholiques d'Espagne, pose les pieds sur une île des Bahamas, en croyant se trouver… au Japon !

Pensant avoir enfin atteint « le continent des épices », l’Asie, il nomme tout naturellement les autochtones qu’il rencontre : les Indiens ! Une confusion qui, depuis, ne cesse de hanter les écoliers de tous les pays, contraints de préciser « Indiens d’Amérique » ou « Indiens d’Inde » selon leur propos.

Mais cette erreur n’a en rien entaché la réputation de celui dont l’histoire se souvient comme du « découvreur » de l’Amérique (passant ainsi outre toutes les expéditions, y compris terrestres qui ont, longtemps avant le 15ème siècle, mené sur ce territoire*). Et les Nord-Américains de consacrer leur deuxième lundi d’octobre à cette découverte, en le nommant : « Columbus day ». Les Sud-Américains (et l'Espagne) commémorent aussi l'événement, tous les 12 octobre.

 

* Les premiers "Américains" sont probablement issus d'une région maritime du nord-est de l'Asie. Ils ont emprunté une voie côtière le long du Pacifique Nord pour atteindre l'Amérique il y a environ 15.000 ans.

 

Autant garder cette anecdote en tête, chaque fois que nous nous trompons de route, que ce soit en randonnée ou même pour aller chercher notre baguette.  

Publié le 17/10/2021
Salon littéraire d'Hermillon

Un bel accueil de l’équipe de l’Association le Colporteur à la 32ème édition du salon d’Hermillon, qui attend chaque année trois à quatre mille visiteurs. Là aussi les rencontres ont été belles. Avec les lecteurs, bien sûr, mais aussi avec les quatre autres auteurs sélectionnés avec moi pour le Prix Rosine Perrier 2021. J’ai ainsi fait la connaissance de :

- Gaëlle Nohant, la lauréate du Prix (bravo à elle)

- Caroline Audibert et son beau récit « Nés de la nuit », dédié à l’écologie et plus particulièrement au loup.

- Laure Becdelièvre, et son très remarqué premier roman : « Nus »

- et enfin, un autre Pascal : Pascal Manoukian (et sa très sympathique épouse Carole), pour son livre passionnant : Le cercle des Hommes. Le courant est immédiatement passé avec Pascal, ancien directeur de l’Agence Capa et reporter de guerre, et son intérêt pour les Peuples Premiers.

 

Bien d’autres auteurs étaient présents, la plupart amoureux de leur belle région et de ses montagnes. J’ai en particulier beaucoup apprécié d’échanger avec Jean Laurent Del Socorro, qui écrit pour un large public, ainsi qu’avec Amaury Deshayes, délégué par la belle Librairie Garin de Chambery, partenaire du salon.

 

Bref : deux jours dédiés aux livres et aux échanges, le tout dans un paysage de rêve éclairé par un beau soleil ! Que demander de plus ?

Publié le 14/10/2021
Information importante pour les lecteurs intéressés par Le chant des galahs

J’ai appris ce week-end que Le chant des galahs est en rupture de stock dans ses deux versions imprimées (Poche et Grand Format).

J’ai aussitôt contacté l’éditeur qui m’informe lancer très vite une réimpression.

 

Il y aura donc un peu de retard dans les livraisons (d’ici 2 ou 3 semaines maximum), et j’en suis le premier désolé. Je vous remercie d’avance pour votre patience.

 

Les nombreux commentaires enthousiastes de lecteurs (qui ont eu la chance de recevoir le livre), ces dernières semaines, sont autant d’encouragements à « patienter »   

Publié le 13/10/2021

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