"Greenwashing" : lorsque l’on connaît le prix de tout et la valeur de rien.

Cet aphorisme d’Oscar Wilde (« Aujourd’hui, les gens finissent par connaître le prix de tout et la valeur de rien. ») constitue un élément clé de la lecture du Chant des galahs. Elle est liée à la question environnementale qui constitue le cœur du livre ; plus particulièrement les dangers du Greenwashing.

Je suis heureux qu’elle ait suscité l’intérêt de plusieurs lecteurs, et aussi leurs questions, auxquelles je vais essayer de répondre ci-après.

 

Greenwashing. Le néologisme est intéressant : « Lavage vert ». Il désigne le blanchiment des profits que génèrent nombre d’entreprises et d’organisations grâce à une politique prétendument « verte ». Il est le prolongement direct et logique de l’installation, à l’échelle mondiale, des marchés de compensation carbone, publics puis privés.

 

Pour bien comprendre, il nous faut voyager jusqu’au Japon, plus précisément Kyoto, et remonter le temps jusqu’en 1997, date à laquelle est créé le protocole d’un marché des émissions carbone et de leur possible compensation.

La question environnementale est désormais prise au sérieux. Malgré le déni des climato-sceptiques, la menace du réchauffement climatique est une idée qui fait son chemin et représente déjà pour beaucoup une réalité. Selon les scientifiques, pour contenir celui-ci, il serait nécessaire de stopper toute déforestation, réduire de plus de la moitié nos émissions carbones, et « piéger » deux fois plus le CO² émis. Un « plan Marshall » dont aucun dirigeant n’aimerait prendre la responsabilité, de toute évidence.

L’industrie mondiale continue pourtant d’émettre de lourdes émissions carbones et se dit incapable d’y remédier sans risquer de remettre en cause son activité, brandissant les sempiternelles menaces du chômage et du retour à l’âge de pierre.

 

En 1997, une solution miracle est « sortie du chapeau » : pourquoi ne pas définir un prix de la tonne de carbone et taxer les entreprises qui polluent, en leur offrant la possibilité de financer des projets « verts » générant des « crédits carbone » (1 crédit-carbone = 1 tonne de CO² détruite) ? L’entreprise pourra ainsi « compenser » le coût carbone de ses productions en investissant ce montant en crédit carbone et dès lors poursuivre ses activités le plus légalement du monde.

 

L’idée est tellement bonne qu’on évalue aujourd’hui le marché annuel du carbone à plusieurs centaines de millions d’unités, avec une multiplication par quinze d’ici la fin de cette décennie !

Les entreprises polluantes se sont mises à acheter des plantations d’arbres dans le monde entier, croyant se créer ainsi une bonne conscience et surtout une meilleure image à l’égard du public. (En mars 2021, Total a par exemple communiqué sur son financement d’une forêt de 40 000 hectares (!) au Congo, afin de contribuer à ses efforts de compensation CO²).

 

Il ne fallait pourtant pas être grand sorcier pour comprendre que la démarche était dangereusement bancale et que la compensation pourrait bien n’être qu’une fausse bonne idée.

La priorité des entreprises (pétroliers, chimistes, laboratoires, automobile…) aurait dû être de financer de la Recherche en vue de réduire leurs propres émissions de CO². Mais d’évidence, l’investissement était plus risqué, plus complexe et moins rapide à leurs yeux. Alors, plutôt que de changer profondément les processus, banco pour la compensation carbone !

 

Tout aussi grave est la réalité que cachent ces « projets verts », souvent défendus par des ONG dont les dirigeants ressemblent plus à des financiers de haut vol qu’à des naturalistes ou des humanistes. (Certaines de ces ONGs se situent aux premiers rangs de la finance carbone et vantent leur combat contre le réchauffement climatique, alors que leurs réalisations relèvent du pur scandale écologique !)

 

Les projets de compensation carbone soulèvent en effet de graves questions.

Leur efficacité en tant que « piège-carbone » est-elle correctement évaluée ? Combien de tonnes de CO² une forêt nouvellement plantée détruira-t-elle en réalité ? Question essentielle, puisqu’elle fonde le montant de la compensation exigée des entreprises qui, elles, pendant ce temps, continuent de polluer très réellement.

Non seulement il faut plusieurs années avant que des arbres fraîchement plantés puissent fixer le carbone, mais surtout, quelle sera la durée de chaque plantation ?

Pour que la compensation soit valable, il faudrait que le CO² soit stocké par les arbres durant plusieurs siècles ! Or, au rythme des déboisements (liés aux nouvelles politiques d’urbanisation ou agricoles) et surtout des incendies… cela ressemble fort à un jeu de dupes !

En outre, il s’agit presque toujours de monocultures d’arbres, avec des espèces pas toujours très efficaces ou trop gourmandes en eau. Les écosystèmes sont détruits, la biodiversité est menacée, les intérêts des populations locales rarement pris en compte.

À titre d’exemple, la création des parcs naturels en Afrique au cours du 20è siècle a généré l’expulsion de leurs terres de plusieurs millions d’éleveurs et agriculteurs, presque toujours par la force.

Le respect du Droit à un consentement libre et éclairé des populations locales est souvent bafoué, et on ne compte plus les scandales à ce sujet en Afrique, en Amérique du Sud, en Indonésie et en Asie.

 

Lorsque des marchés privés de compensation voient le jour, et alors que le CO² est déjà devenu une monnaie, et la compensation une opération financière, le Greenwashing connait un fort regain d’intérêt.

De nouvelles places de marché sont créées, de nouveaux types de crédits-carbone sont définis et financés, avec l’aide d’experts techniques, de banquiers et, bien sûr, des clients pour les acheter. Une gestion privée qui s’autocontrôle, fixe les prix et les barêmes…

 

Ce que révèle l’enquête de Barbara (l’un des personnages du Chant des Galahs), c’est que de solides organisations (banques, ONG, et un très puissant lobby financé par les géants de la pétrochimie, des mines, de l’agro-alimentaire, de l’automobile...) coordonnent l’acquisition de terres sur toute la planète, plus seulement pour assurer des plantations d'arbres, mais aussi la protection d’écosystèmes sensibles, d’espèces menacées ou rares. Le principe de compensation reste le même. Des banques financent ces nouvelles niches écologiques, des milices armées assurent la protection des réserves, les populations locales sont expulsées ou leur mode de vie menacé. Et plus le « projet » financé est capable d’émouvoir le grand public, meilleur il est ! Quel bonheur de voir un pétrolier investir pour la survie de koalas ; d’apprendre que ce grand consortium de la chimie dépense une (infime) partie de ses bénéfices pour la protection des chimpanzés ou d’une espèce rare de baobabs ; de savoir que notre cher banquier s’intéresse aussi à la protection d’une zone littorale au sud du Sri Lanka !

Jamais les services de com des entreprises n’auront eu autant de facilités à défendre l’image de leur entreprise. Un ou deux labels écolos créés de toutes pièces, une terminologie adaptée, une charte graphique plus « verte » (que nature), de nouveaux emballages… et le tour est joué.

La RSE (Responsabilité sociale des entreprises) est « garantie », et les consommateurs piégés.

 

Des entreprises aux activités destructrices pour la planète refusent d’investir dans de nouvelles approches de production. Elles préfèrent « blanchir » leur image (en la verdissant) et nous faire prendre des vessies pour des lanternes (au risque de nous brûler, aurait ajouté un certain Pierre Dac) ! 

Publié le 18/08/2021
Rencontre à Epagny en octobre autour du Chant des Galahs

Avec cette crise sanitaire, on en deviendrait presque superstitieux.

Il est bien difficile en effet d'être certain de la venue de certains évènements. Je ne compte plus ceux auxquels il était prévu que je participe (rencontres, conférences, signatures...) et qui ont dû être annulés pour "cause Covid".

 

J’ai cependant reçu confirmation de l’invitation qui m’est faite de participer à une rencontre avec les lecteurs d’Epagny Metz-Tessy, dans cette belle Haute Savoie que j’aime tant depuis mon enfance. Celle-ci se déroulera le vendredi 8 octobre 2021, à 19h00 à la Bibliothèque La Lyaude.

 

 

Autour du Chant des galahs, les échanges porteront en particulier sur l’Australie, les voyages et la littérature.

 

La rencontre se poursuivra par deux journées de dédicaces et de tables rondes au Salon du livre d’Hermillon, en proche région voisine de Savoie, au cours duquel est décerné le Prix Rosine Perrier (le samedi soir) à l’un des 12 romans finalistes. Ce Prix récompense une œuvre de fiction française ou de langue francophone (romans, récits, nouvelles) inscrite dans un territoire, l’enracinement nourrissant le travail d’écriture.

Publié le 14/08/2021
Aborigènes d'Australie et politiques d'assimilation

Les Aborigènes d’Australie sont au cœur du roman que je viens d’achever (comme suite au Chant des galahs). Je continue de ce fait à suivre de très près l’actualité qui les concerne.

À travers de précédentes rubriques, j’ai clairement dénoncé les propos et les actes de Mr Morrison (Premier ministre australien), notamment en ce qui concerne sa politique sociale et environnementale. Aussi, lorsqu’il agit positivement à l’égard de la communauté aborigène de son pays, l’honnêteté commande de le mentionner.

 

La vie des autochtones australiens a été un enfer durant toute la période de colonisation, et reste aujourd’hui très difficile pour de nombreuses raisons. La loi blanche est très souvent antinomique avec la Loi aborigène (au sens de fondement civilisationnel), et génère injustice et incompréhension réciproque.

Pour tout ce qui concerne l’éducation, la santé, le niveau de vie, la justice... les Aborigènes (et habitants du détroit de Torres) ne bénéficient pas des mêmes conditions que celles des Blancs. L’actualité entretient cette réalité, mais le passé aussi, avec des cicatrices qui, malgré les décennies, ne s’effacent pas et continuent de faire souffrir une large partie de cette population. Un passé honteux au sein duquel les « politiques officielles d’assimilation » tiennent une place prépondérante. Des politiques qui ont chassé les Aborigènes de leurs terres, ont séparé les familles, ont permis les meurtres et les viols, ont généralisé la pratique infâme de l’enlèvement des enfants du sein de leurs familles, pour être placés dans des « institutions » religieuses ou des familles adoptives, et, en réalité, être exploités tels des esclaves.

Ce sont des milliers d’enfants qui ont subi ce sort, jusque dans les années 1970.

 

Le gouvernement australien, qui avait déjà reconnu ce passé honteux, a enfin décidé d’agir en faveur des familles concernées. Les enfants kidnappés, issus de cette génération volée (il est difficile de remonter jusqu’aux générations précédentes), recevront un peu moins de 50 000 euros à titre d’indemnité, ce qui représente environ 240 millions € à l’échelle du pays. Chaque victime percevra également un peu plus de 4000€ au titre d’aide pour la guérison, et pourra adresser un témoignage officiel au gouvernement en vue de recevoir des excuses par écrit de celui-ci.

 

Cela ne pourra suffire à réduire les profondes inégalités qui subsistent entre les communautés, mais c’est un pas indispensable et honorable que le gouvernement vient de franchir, ce qui mérite d’être salué.

Publié le 05/08/2021
Coup de chapeau à… Brigitte Bardot

Apporter son soutien à Brigitte Bardot c’est accepter le risque d’être la risée d’un certain nombre d’imbéciles ! Et alors ? J’ai non seulement un profond respect pour la personne qu’elle est et telle qu’elle se révèle à travers ses engagements bien réels, mais aussi une très grande admiration.

 

Compter Brigitte Bardot au rang des grandes féministes de notre société en choque certain(e)s ? Et alors ? Car tout de même : quelle femme ! Une femme qui a un combat et y investit chaque minute de sa vie, et qui surtout a su ne pas se laisser enfermer dans l’image caricaturale que les hommes, son métier, la société voulaient créer d’elle. BB est tout sauf une bimbo écervelée dont la seule destinée serait de satisfaire les fantasmes des hommes.

 

Sa destinée, elle a le courage de la prendre en mains alors qu’elle n’a que 28 ans et est devenue une icône du cinéma dans le monde entier. Elle a acquis le succès, l’argent, la célébrité. Et pourtant… Plutôt que sa carrière, elle choisit de mettre son succès, son argent et sa célébrité au service de la cause qui lui tient à cœur : lutter contre la souffrance animale. Brigitte Bardot décide, avec une volonté et un courage incroyables (en particulier dans le contexte d’une société aussi machiste) de quitter le cinéma et de se faire l’ambassadrice des animaux. Être, comme elle le dit si bien, la voix des « sans-voix ».

 

Ce qu’elle réussit à accomplir pour mener à bien sa mission, combien d’autres oseraient et réussiraient à le faire ?

Partout, au Canada, en France et ailleurs, il y a eu des imbéciles pour la mépriser, la railler et aussi l’insulter. Il est indubitable que sa vie même a été en danger. Mais elle n’a jamais renoncé et a continué de « foncer » malgré les piques les plus cruelles. Pas étonnant qu’elle se batte si bien contre la tauromachie !

Heureusement, il y a aussi tous ceux qui ont cru en elle, partagé ses idées et décidé de la soutenir.

Aujourd’hui, la Fondation Brigitte Bardot compte pas moins de 128 salariés, 44 bénévoles actifs et 400 délégués et enquêteurs. Elle est administrée par un conseil d’administration qui compte trois ministères de tutelle (Intérieur, Environnement, Agriculture), garants de la bonne affectation des fonds. En 2019, son service juridique a répondu à plus de 35 000 demandes et plus de 3 300 enquêtes dont 71 % pour mauvais traitements ont été diligentées.

Il suffit de consulter l’Info-Journal de la Fondation, ou son site, pour prendre la mesure du travail accompli, et ce dans le monde entier.

 

En voici un rapide exemple pour tous ceux qui considèrent le cheval autrement qu’un énorme steack monté sur pattes ou un moyen de rapporter beaucoup d’argent.

Dans le N°117 de l’Info-Journal de la Fondation, on apprend que des milliers de chevaux vivants sont envoyés chaque année par avion au Japon… pour y être consommés !

La France tient même la seconde place dans ce commerce, après le Canada.

Que des chevaux soient abattus pour leur viande est certes déjà très discutable. Mais qu’ils soient envoyés vivants par avion… ! 12 h de transport pour des animaux placés par quatre dans des cages en bois, sans séparateur pour éviter qu’ils se blessent, malgré les turbulences en vol, le stress de l’atterrissage et du décollage, le bruit, les changements de température, etc. Ceux qui connaissent un peu les chevaux savent pourtant à quel point cet imposant animal est en réalité très sensible au moindre stress.

Et l’article de nous apprendre que cela n’est rien au regard du nombre de bovins et ovins exportés vivants par la France vers le Proche et le Moyen-Orient chaque année.

Le (la ?) journaliste conclut son papier avec ces mots :

<< La Fondation Brigitte Bardot milite pour la fin de l’abattage des chevaux et leur consommation, elle s’oppose formellement à l’exportation des bovins, ovins et autres animaux vivants, et demande aux autorités françaises et européennes que le commerce d’animaux vivants soit au plus vite remplacé par le transport des viandes et carcasses congelées. >>

 

Un peu plus loin dans la revue, on apprend (avec soulagement) que d’autres pays en Europe progressent plus vite que la France en matière de respect du bien-être animal. Ainsi l’Angleterre qui s’est engagée à stopper la plupart (cette approximation est regrettable) des exportations d’animaux vivants, et à interdire l’importation de trophées de chasse. Et aussi l’Italie qui vient d’interdire l’importation, la détention et le commerce d’animaux vivants sauvages et exotiques (la loi sera mise en œuvre dès 2022).

Chaque fois, la Fondation BB relaie l’information auprès du gouvernement français et des instances européennes en demandant que ces progrès soient également appliqués en France.

 

Mais le mieux, est encore de visiter le site de la Fondation :

https://www.fondationbrigittebardot.fr/

 

À lire et à relire :

Un cri dans le silence   Brigitte Bardot   Ed. du Rocher 2003

Larmes de combat   Brigitte Bardot   Ed. Plon 2018

Publié le 02/08/2021
Le chant des galahs bien visible en librairie

<< Les « Coups de cœur » arrivent en escadrille >> (aurait dit Audiard), pour mon plus grand bonheur…

Et celui de la belle librairie lyonnaise   Raconte-moi la terre  spécialisée en littérature de voyage (et, comme son nom l’indique, passionnée d’environnement), me touche tout particulièrement, puisque j’avais eu le plaisir, il y a quelques années, d’être invité par l’équipe (de passionné(e)s) pour une journée de dédicaces sur un précédent ouvrage. Merci à elle !

 

Publié le 30/07/2021
À livre ouvert – Le Rat conteur

Un grand merci à la sympathique équipe de la librairie  À livre ouvert – Le Rat conteur (sise à Woluvé St Lambert, en Belgique) pour son Coup de cœur à la lecture du Chant des galahs !

 

Publié le 27/07/2021
L’Unesco en mode « marche arrière toute » sous la pression de l’Australie.

Peut-être aviez-vous lu ma chronique publiée le 23 juin dernier : « Un grand bravo à l’UNESCO ».

J’étais alors heureux de partager avec vous cette bonne nouvelle à propos de la décision courageuse de l’agence des Nations unies d’ajouter la Grande Barrière de corail à sa liste des sites du Patrimoine mondial en péril.

Courageuse, car la pression du gouvernement australien pour contrer une telle décision (pas nouvelle, cf. plus bas) a toujours été considérable.

 

La communauté scientifique internationale avait également approuvé et félicité l’UNESCO pour sa décision. La dégradation de cet écosystème unique au monde est certes due à de multiples facteurs : depuis des organismes invasifs et destructeurs (à l’exemple de l’Acanthaster pourpre, une étoile de mer) jusqu’au réchauffement climatique qui entraîne le blanchissement (et la mort) des coraux (par la hausse de température de l’eau). Les activités humaines, agricoles et industrielles, ou même maritimes contribuent à ce désastre écologique.

 

Le gouvernement australien affirme faire de sérieux efforts pour préserver la Grande barrière. Et il refuse que ce site, qui lui rapporte plus de 4.5 milliards $ dans le seul secteur du tourisme, soit désormais présenté comme un « chef d’œuvre en péril ». Il demande « plus de temps » pour pouvoir obtenir des résultats significatifs.

C’est ce que le Comité du patrimoine mondial vient de lui accorder !

 

Pourtant…

L’Australie avait déjà été mise sur la sellette il y a 6 ans (2015) et avait déjà obtenu un sursis, en promettant avec force qu’elle investirait des milliards de $ pour sauver le site. Or, durant ces années, le pays a accru ses activités polluantes (contre l’avis des populations concernées) et continue d’être l’un des principaux exportateurs mondiaux de charbon et de gaz naturel. Scott Morrison affiche clairement sa politique de privilégier davantage de revenus pour le pays plutôt que d’investir pour sa préservation. A commencer par son non-engagement à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Quant à la Grande Barrière, certains scientifiques du gouvernement australien n’hésitent pas à affirmer que plusieurs récifs seraient, contre toute attente, « en train de se régénérer » (sic !).

 

Ce triste épisode ne fait que s'ajouter à une longue liste (elle), celle des réussites des lobbies politiques.

On peut regretter que leur capacité à gagner du temps face à des situations catastrophiques, à coup de promesses rarement tenues soit si efficace. On peut regretter que le temps ainsi gagné soit utilisé à engranger toujours plus de ressources financières, plutôt qu’à tenter de remédier aux problématiques. On peut regretter que la voix des (vrais) scientifiques soit si peu écoutée et que des organisations tout aussi importantes que l’UNESCO pour le patrimoine naturel mondial soient traitées avec tant de mépris.

La « règle » veut que tout lanceur d’alerte soit un complotiste en puissance.

En ce qui concerne Greenpeace ou Sea Shepherd, c’est hélas un traitement très habituel, de la part des institutions officielles. Mais que même l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) ne soit pas non plus entendue lorsqu’elle certifie que "la Grande Barrière devrait déjà être sur la liste des sites en péril"…

 

Le plus regrettable, dans cette prise de position de l’Australie (et donc désormais de l’UNESCO) c’est qu’une telle liste a moins pour objectif d’empêcher un pays d’engranger des revenus touristiques, que de sensibiliser et fédérer un ensemble de nations pour contribuer à la préservation du patrimoine de l’humanité.

Publié le 26/07/2021
Le chant des galahs Coup de cœur de France Inter !

 

Quelle belle surprise, ce matin, en écoutant France Inter, d'apprendre que Le chant des galahs est un Coup de coeur de Jacqueline Pétroz, très appréciée journaliste littéraire de France Inter, dans son émission : Livre de Poche !

Lucie Lemarchand a réalisé une remarquable mise en scène (bruitages, comédiens, effets spéciaux...) pour illustrer le commentaire de Jacqueline Pétroz sur mon ouvrage (repris en poche dans la collection Mikros Noir, de l'Aube)..

Un accueil et des appréciations qui me font chaud au coeur.

 

Voici le lien pour l'écouter  (disponible aussi en replay sur France Inter, Livre de Poche, Jacqueline Pétroz, Dim 25 juillet 2021)

 

https://www.franceinter.fr/emissions/livres-en-poche/livre-en-poche-du-dimanche-25-juillet-2021

Publié le 25/07/2021

« Précédent 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 ... 22 ... 24 ... 26 ... 28 ... 30 Suivant »