David contre Goliath

Comment ne pas comprendre la profonde déception ressentie par l’association de défense animale L214, suite au vote récent de l’Assemblée Nationale concernant la proposition de loi sur la condition animale portée par le député Cédric Villani et le groupe EDS (Écologie, Démocratie Solidarité) ?

Une frustration d’autant plus grande que 89% des Français s’étaient prononcés en faveur des mesures proposées dans cette loi.

 

Mais il faut croire que le combat était perdu d’avance. Une fois de plus, la cause animale n’a attiré que mépris, déni et… opposition du gouvernement et de sa majorité. Une fois de plus, M. Macron et la plupart des députés Larem, y compris la ministre de la « Transition écologique », Barbara Pompili, ont choisi de défendre les intérêts des chasseurs et de l’industrie de l’élevage intensif.

 

Le 8 octobre dernier, après juste deux petites heures de débat à l’Assemblée, les dés étaient jetés : la proposition de loi n’était pas retenue. Une commission se chargera de la vider de ses mesures les plus essentielles :

- pas d’interdiction de la chasse à cour

- pas d’interdiction de la chasse à la glu

- pas d’interdiction de détention d’animaux sauvages par des particuliers

- et surtout : pas de sortie de l’élevage intensif d’ici 2030

 

Les députés Larem refusent de remettre en cause l’élevage intensif, dont sont pourtant victimes plus de 80% des animaux de notre pays (pour mémoire : un milliard d’animaux d’élevage abattus chaque année en France).

 

Les « enquêteurs » de L214, soutenus par de nombreux naturalistes et d’autres associations de protection animale, n’ont pourtant pas chômé en 2019 et 2020, afin d’apporter suffisamment de témoignages, aussi accablants qu’incontestables, sur les très nombreuses pratiques cruelles, épouvantables (et il n’est pas besoin d’être « hypersensible » pour utiliser de tels qualificatifs), et même souvent illégales, pratiquées dans de multiples élevages partout en France.

Cela n’aura pas empêché certains de ces derniers à porter plainte contre l’association, ni des députés à calomnier ouvertement L214.

 

Les seules mesures retenues et finalement votées sont :

- la fin des delphinariums (déjà programmée de longue date)

- la fin des élevages de visons (facilitée par la pandémie Covid)

- la fin de l’utilisation d'animaux sauvages dans les cirques (mais qui, allez savoir pourquoi, ne s’applique qu’aux cirques itinérants et pas aux grosses organisations de spectacles comme celle du Puy du Fou sur lesquelles se posent pourtant plusieurs témoignages inquiétants. Cf. ma chronique du 19/12 dernier : « Toujours plus de cas de maltraitance animale. Ne rien voir, ne rien dire, ne rien entendre. »)

 

Le vote de ces seules mesures suffit toutefois à orienter la communication du gouvernement pour attester de son intérêt envers la condition animale dans notre pays ! Pour preuve, les « Infos » qui, depuis hier, évoquent tous le vote de cette loi en mentionnant les trois mesures prises et en taisant toutes celles qui ont été rejetées.

 

Il est impensable qu’en 2021, un gouvernement se montre aussi complaisant envers les chasseurs et les éleveurs industriels, au mépris de toute considération pour le règne animal et, encore plus grave lorsqu’il s’agit d’un gouvernement élu par voie démocratique, a contrario de la volonté de 89% de ses concitoyens !

 

Oui, les chasseurs ont encore de très beaux jours devant eux, avec des soutiens aussi puissants. À titre d’exemple, on peut rappeler que 9 faisans sur 10 tués à la chasse proviennent d’élevages.

Élevages intensifs eux aussi, dans des conditions aussi épouvantables que pour d’autres animaux : caves exiguës pour empêcher l’envol et, bien sûr, tout accès à l’extérieur, mutilation des becs pour éviter les blessures, animaux à l’agonie, poubelles remplies de cadavres…

Rien que pour la France, cela concerne 14 millions de faisans et 5 millions de perdrix chaque année.

80% d’entre eux meurent dans les 48 heures suivant le lâcher.

Mais, selon les chasseurs, il s’agit d’une « chasse sportive », et qui s’inscrit, comme l’ensemble de leur « art » dans « l’absolue nécessité de réguler la faune sauvage ». CQFD.

 

Il faut aussi que cesse cette légende selon laquelle ce sont les citadins (sous entendu "plus incompétents sur les questions écologiques et nos rapports à la nature") qui s'opposent à ces pratiques. En France, 71% des ruraux se sont prononcés contre la pratique des élevages et lâchers d'animaux, pour une moyenne nationale de 64%.

 

Dans des moments aussi difficiles et incompréhensibles, des associations comme L214 méritent tout notre soutien, ainsi que les rares députés, comme M. Villani, qui osent affronter leurs pairs dans un combat qui n’est pas sans rappeler celui de David contre Goliath.

Et pour finir sur une note plus optimiste, rappelons tout de même que ce combat a en fin de compte vu la victoire de David  

Publié le 27/01/2021
26 Janvier : Australia day

Les Australiens célébreront demain un jour de fête nationale : l’Australia Day.

 

Photo PV  "Péninsule de Fleurieu : Australia flags"

 

La fête battra partout son plein, jusqu’à tard ce soir, dans les grandes villes comme dans les coins les plus reculés de l’île-continent : concerts, festivals, cérémonies, discours, remises de décorations et de prix, dont celui de… l’Australien de l’année !

Il est probable, toutefois, que nombre de communautés aborigènes ne s’associent pas à l’événement. En effet, le choix de cette date du 26 janvier continue de diviser les deux communautés, blanche et aborigène, dès lors qu’il s’agit de célébrer une fête « nationale », autrement dit de TOUS les habitants du pays.

 

Car cette date a été initialement choisie (par les colons blancs) pour commémorer le débarquement de la première flotte britannique, placée sous le commandement du Capitaine Arthur Phillip, en 1788 à Port Jackson (Baie de Sydney) destinée à devenir une importante colonie pénitentiaire.

C’est par conséquent le jour où ces terres, découvertes 18 ans plus tôt par James Cook, furent déclarées officiellement « territoire britannique ». (On pourrait évoquer, mais ce serait trop long, les anecdotes témoignant qu’il s’en est fallu de peu pour que ce soient les Français qui y plantent leur drapeau les premiers.)

 

L’Australia day (anciennement Anniversary day), bien que fêté depuis 1808, n’a été officialisé qu’en 1935 et ne s’est généralisé à tout le territoire qu’à partir des années 1980.

L’ennui, c’est qu’il marque du même coup le début de la colonisation britannique, caractérisée par le déni de la préexistence de populations autochtones sur ce territoire (formant pourtant une civilisation vieille de plus de 70 000 ans), et l’effroyable massacre qui s’en est suivi de millions d’aborigènes (en seulement 200 ans).

 

Ceci explique que le 26 janvier soit préférablement appelé « Jour de l’invasion » (Invasion day) ou « Jour de la survie » par une partie, certes minoritaire (et pour cause), des Australiens. Plusieurs associations réclament le choix d’une autre date pour que l’idée de « fête nationale » puisse conserver tout son sens. Pour ces groupes et militants, l’acceptation d’un changement de date serait un signe majeur de la volonté du gouvernement australien de réconcilier deux communautés dont les origines sont si distinctes.

 

Un premier pas en ce sens, très modeste, a récemment été fait en changeant non pas la date, mais juste une partie d’un couplet de l’hymne national, dans lequel la phrase « Nous sommes jeunes et libres » est devenue : « Nous sommes un et libres ».

 

Un pas très insuffisant, si l’on en croit notamment la députée indépendante Zali Stegall qui rappelle, dans sa récente déclaration aux medias australiens que ce 26 janvier peut être célébré, mais devrait aussi être pleuré ! Elle a précisé « Il a fallu payer un prix pour que notre nation devienne ce qu’elle est aujourd’hui. Nous avons sacrifié une large partie de notre patrimoine culturel, et les Australiens autochtones ont dû payer un lourd tribut. »

 

Seulement, ce tribut ne pèse pas le même poids aux yeux de tous les Australiens, et les Aborigènes ne représentent « que » 3% de la population totale australienne, même si elle représente bien davantage en terme d’histoire et de culture pour le pays. C’est pourquoi nombre de citoyens et politiques australiens accusent les militants « pro-changement de la date de l’Australia Day » de pratiquer une « histoire négative » et d’assombrir une journée qui se veut « positive », rassembleuse, festive et patriotique.

 

Une question reste pourtant légitime : si une telle date doit être choisie au nom de l’histoire, ne devrait-elle pas l’être au nom de TOUTE l’histoire ? Et dans ce cas, si simplement changer de date suffirait à réconcilier TOUS les Australiens pour fêter leur Journée Nationale, pourquoi cette décision reste-t-elle si difficile à prendre ?

 

Publié le 25/01/2021
Bras de fer Australie Amérique

Il m’est arrivé à plusieurs reprises d’évoquer ici la grande « complicité » qui rapproche l’Australie des États-Unis sur des sujets aussi majeurs que l’écologie, l’économie et la politique internationales. Au point, parfois, d’éprouver un sentiment de « clonage » entre ces deux grandes nations.

Aussi, quand l’Australie ose tenir tête à l’Amérique, il n’est que justice de le souligner. D’autant que l’affaire est très sérieuse et pourrait très vite concerner l’ensemble des pays que compte cette planète.

De quoi s’agit-il ?

 

Les medias australiens, comme nombre de leurs confrères à travers le monde, souffrent de la concurrence aussi féroce et déloyale que leur imposent deux des tristement célèbres sociétés appartenant au club fermé des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft).

Google et Facebook, en l’occurrence, profitent de leur position ultra dominante, l’un sur les moteurs de recherche, l’autre sur les réseaux sociaux, pour diffuser de l’information à travers leurs « fils d’actualité » et capter au passage un pourcentage de plus en plus substantiel des investissements publicitaires, dont se retrouvent du même coup privés les organes de presse.

 

L’Australie est en train de débattre d’une loi, intitulée « Code de conduite contraignant », visant à imposer à Google et Facebook davantage de transparence sur leurs algorithmes et une compensation financière, afin d’éviter que la presse professionnelle ne soit réduite à néant.

 

Les menaces en retour ne se sont pas faites attendre, allant de la limitation des services accessibles aux internautes australiens, jusqu’au rappel d’une potentielle baisse colossale des revenus des sites australiens si « les clics générés par Facebook et Google devaient se tarir ».

 

Que les Gafam tentent (et réussissent trop souvent) à imposer leurs règles et leurs méthodes à des États souverains n’est pas en soi une nouveauté. Mais que l’administration américaine intervienne aussi fermement qu’elle le fait auprès de son homologue australienne pour l’empêcher de mener son projet au bout est assez rare pour être souligné.

Beaucoup de pays suivent de près ce bras de fer et seraient sans doute prêts à emboîter le pas aux Australiens. L’enjeu est donc d’importance.

Mais ce que cette bataille inédite entre deux pays aussi cousins et amis que l’Amérique et l’Australie traduit est, une fois de plus, l’influence majeure que les Gafam ont sur Washington.

 

À croire que, lorsque certains dirigeants européens affirment, dur comme fer, qu’ils sont « sur le point de contraindre les Gafam à plus de transparence et à davantage d’honnêteté commerciale et fiscale », ils se bercent d’illusions, et leurs électeurs par la même occasion.

Une victoire de l’Australie pourrait en revanche leur montrer la voie et insuffler le courage dont ils ont apparemment besoin.

 

Publié le 21/01/2021
Etats-Unis

Une belle lumière dans cette période sombre que traverse le monde : le départ de D Trump du siège de la présidence des Etats-Unis, et la double investiture de Kamala Harris et de Joe Biden.

Un jour de janvier, où il este encore possible d'exprimer des voeux à l'aube de cette nouvelle année 2021.

 

Espérons que Washington et la plupart des grandes villes américaines retrouveront bientôt une atmosphère plus pacifiée, et l'Amérique un président plus "normal" (le spectre de F Hollande ?).

 

Espérons que le Brésil et tous ces pays où les tribus autochtones et la nature dans son ensemble sont décimées, connaîtront vite une issue du même genre.

 

Espérons que les peuples de la Terre entière sauront regarder leurs dirigeants pour ce qu'ils sont, afin que l'on ne parle plus d'un monde d'illusions (et de désillusions), et que chacun retouve le sens des réalités.

 

Notre planète est magnifique, la faune, la flore avec lesquelles nous la partageons sont les pures merveilles de la création et de l'évolution. Il n'est nul besoin de vouloir y toucher ou se les accaparer. Les contempler suffit à générer un bonheur sans fin. La nature est tout sauf une illusion. Elle est une réalité qui mérite notre respect et davantage de notre silence.

 

Photo PV.  Lever du soleil sur le Chemin de Stevenson 

 

Publié le 20/01/2021
Le 10 janvier 1929... un anniversaire!

Voici une date qui compte pour des millions de personnes à travers le monde, même si c’est souvent à leur insu. C’est en effet le 10 janvier 1929 que le dessinateur Hergé (Georges Remi - 1907-1983) crée dans le journal belge Le Petit Vingtième, deux personnages dont la célébrité défiera les frontières du temps et de l’espace : Tintin et Milou !

 

Envoyés au Pays des Soviets, le jeune reporter sans âge et son fidèle et intelligent Fox terrier vont ainsi dénoncer les revers du régime stalinien. Leurs aventures feront l’objet d’un premier album ; 21 autres suivront, tous publiés aux éditions Casterman et… en 24 langues ! (dont le basque, le catalan, le malais et, bien sûr : le chinois, Lotus bleu oblige).

 

Le succès des aventures de Tintin et Milou fait partie intégrante de l’histoire du 20è siècle, dont elles retracent d’ailleurs de nombreux épisodes.

J’ai déjà eu l’occasion d’expliquer mon admiration pour le talent d’Hergé et, en particulier, pour son album Le Lotus Bleu (réalisé avec les précieux conseils de son ami Tchang et de l’Abbé Gosset).

Ceux qui éprouvent de intérêt pour la civilisation chinoise ne peuvent être déçus par le témoignage illustré d’Hergé sur la Chine. Non seulement la calligraphie qu’il reproduit dans ses cases est impeccable, mais ce qu’il relate des incidents à l’origine du conflit sino-japonais du premier tiers du 20ème siècle est fidèle à l’histoire (lire : Aux origines du conflit mandchou, ouvrage que le Père Neuf avait justement offert à Hergé au milieu des années 1930) ; tout particulièrement cet épisode sur le sabotage de lignes de voies ferrées, perpétré par des espions japonais, et qui se réfère aux tristement célèbres « incidents de Mukden (Shenyang) et Tianjin ».

 

Pour revenir à Hergé, cette date anniversaire est l’occasion de rappeler son incroyable talent.

Lui qui, à seulement 21 ans, était déjà Rédacteur en chef (excusez du peu) du Petit Vingtième et qui, en tant qu’auteur illustrateur, n’en était pas à son coup d’essai. Il avait déjà goûté au succès avec différents héros, dont un certain Totor (ami des boy-scouts et… ancêtre de Tintin ?).

Il a su créer des personnages aussi attachants qu’inoubliables, à commencer par « la garde rapprochée » de Tintin et Milou : le sanguin capitaine Haddock, le lunaire professeur Tournesol, et les burlesques représentants de la Police Nationale interprétés par les Dupont et (je dirais même plus) Dupond.

C’est une certitude : même au-delà de 77 ans, nous éprouverons toujours la même délectation à ouvrir un album de Tintin (et Milou) !

 

Publié le 11/01/2021
Aux « Chanteurs(euses) de variétés »

Je n’ai jamais très bien compris le fondement de cette expression : Chanteur de variétés. Qu’elle ait été créée par opposition à Chanteur(euse) lyrique est possible, mais n’a tout de même guère de sens.

 

Dans un cas comme dans l’autre, nous restons dans le « spectacle », le plaisir et le divertissement, sur la base d'une oeuvre (plus ou moins) poétique. Vouloir que le chant de variétés soit « léger » laisse entendre que le chant lyrique serait « lourd ». Aucune de ces épithètes ne me paraît juste. Tous les chants, toutes les musiques ont leur raison d’être et sont appréciables. Ensuite, ce n’est plus qu’une question de « goûts et de couleurs » 

Et puis, chacune de ces compositions musicales revêt un spectre mélodique tellement large qu’il est facile de créer sa propre « playlist ». Il y a les chanteurs de variétés auxquels nous restons totalement hermétiques, et d’autres qui nous touchent profondément.

 

Un chant (et le lyrique y excelle) nous raconte une histoire.

Je le comparerais volontiers à un livre illustré. L’image qui accompagne le texte peut, dans certains cas, « exciter » l’imaginaire du lecteur, aider celui-ci à plus facilement entrer dans la pensée de l’auteur(e), miser sur l’économie des mots (un dessin vaut mieux qu’un long discours) et créer un décor, une atmosphère.

La mélodie joue le même rôle avec le chant, elle donne le ton et apporte, comme le dessin, une dimension universelle que les mots ne peuvent avoir, si l’on s’en rapporte au mythe biblique de la Tour de Babel. Universelle, cosmique, mathématique, la musique est un langage capable d’exprimer ce que les mots peinent à dire.

 

Il n’en demeure pas moins que le texte reste un élément majeur de toute chanson (ou presque toutes). Et si, en art lyrique, de merveilleuses voix s’appuyant sur une partition inspirée réussissent à compenser un livret quasi inexistant, cela est plus difficile en variétés. C’est pourquoi il arrive que l’on distingue, dans ce domaine, les « chansons à texte » de celles (pourtant beaucoup plus nombreuses) qui… ne le sont pas !

À titre d’exemple, le répertoire de Bob Dylan englobe un nombre considérable de chansons dont le succès s’appuie sur ce couple parfait mélodie/texte. Au point que cet artiste s’est vu attribuer le Prix Nobel de littérature en 2016. Il est indéniable que ses textes sont riches d’une grande poésie et accompagnés de musiques extraordinaires.

Je ne rentrerai pas dans le débat de savoir si ce Prix, dédié à des écrivains, aurait pu trouver meilleur lauréat. Ceux qui devaient en juger l’ont fait. Et je retiens surtout, quant à moi, que leur décision confirme à la face du monde, et à ceux qui pouvaient encore en douter, que les auteurs de chansons de variétés sont également des écrivains !

 

Parmi ces grands auteurs, il en est un auquel je voue mon admiration. Ses chansons ont « bercé » toute mon adolescence, et j’ai même eu une excellente note au bac de Français grâce à l’un de ses textes : Le plat pays.

Vous l’avez deviné, je veux parler de Jacques Brel ; auquel j’avais déjà consacré une (plus longue) chronique (qu’il partageait avec R. L. Stevenson), le 30 octobre dernier.

Et cela, parce que, pour partager cette période d’envois de vœux avec vous, je vous invite à découvrir ceux que le grand chanteur belge avait adressés aux auditeurs d’Europe 1, le 1er janvier… 1968 !

 

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. »

 

Publié le 07/01/2021
Complément d'information à la chronique du 31/12 dernier

Pour étayer ma chronique de "fin d'année" à propos des idées complotistes que certaines inégalités viennent nourrir, je m'étais appuyé sur des chiffres de Forbes datant d'avril 2020.

Ayant évoqué l'incroyable augmentation de fortune de nos congénères milliardaires sur l'ensemble de l'année 2020, durant toute la crise Covid 19, il me paraissait judicieux de vérifier ce qu'avait pu être cette hausse entre avril et fin décembre 2020, soit en 8 mois seulement.

L'indice Bloomberg paru ce jour m'apporte la réponse avec (comme je l'indiquais déjà) un nouveau venu à la 2ème place du podium : Elon Musk.     Voici ces chiffres :

 

                 04/2020            02/01/21          %

Bezos         113M$              190M$         + 70%

(Musk)       (70M$?)           170M$         +143%

Gates           98M$              132M$         + 34%

Arnault        76M$              114M$         + 51%

TOTAL    357M$           606M$        + 70%  en 8 mois

 

2020 n'aura pas été annus horibilis pour tout le monde. Et il est dès lors normal que nous ne portions pas tous le même regard sur la crise que nous traversons.

Ses effets se feront encore sentir en 2021, de façon très différente selon le niveau de fortune personnelle de chacun, c'est désormais une évidence.

 

Publié le 02/01/2021
Rire est excellent pour le moral comme pour le physique

Démarrer cette nouvelle année avec de bonnes bouffées de rire ne peut pas nuire à la santé, au contraire !

Les techniques de « yoga du rire » n’ont d’ailleurs jamais connu autant d’engouement, et attendons-nous à un festival de bonnes « blagues » dans les medias qui, comme chaque fois, s’investissent de la secourable mission de nous faire démarrer l’année du bon pied, et donc avec de francs éclats de rire.

Je ne résiste pas, moi non plus à partager leur élan altruiste en vous livrant cette excellente blague venue d’outre-Atlantique. La voici :

 

Un sondage vient d’y être réalisé avec la question suivante :

<< Quel homme vivant n’importe où dans le monde et dont vous avez entendu parler, admirez-vous le plus ? >>

Et la réponse est : …

… Donald Trump !

 

Décidément, ces Américains : quel humour !

 

 

Ah, désolé, je viens d’apprendre qu’il ne s’agit pas d’une blague !  

Trump a réellement reçu 18% des suffrages et devient ainsi l’homme le plus admiré de l'année 2020 (en tout cas par le large panel de citoyens américains interrogés) !

Moins drôle encore : les trois premières personnalités citées sont américaines et toutes des politiques !

 

Pas étonnant que Woody Allen n’ait aucun succès dans son pays. Comment pourrait-il rivaliser avec un humoriste aussi doué que Trump 

 

Publié le 02/01/2021

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