Ces histoires qui se répètent sans fin ?

C’est pour beaucoup une triste nouvelle d’apprendre que les communautés autochtones du Grand Nord, Premières Nations, Métis et Inuit, qui, grâce à leur relatif isolement géographique avaient été épargnées par la première vague de Covid 19 (début 2020), sont désormais en risque élevé de contamination lors de cette deuxième vague.

 

Avant-hier (10 décembre), les chiffres n’apparaissaient peut-être pas alarmants, en regard d’autres populations. Le SAC (Services aux Autochtones Canada) communiquait :

5 675 tests positifs à la COVID-19  -  2 100 cas actifs  -  240 hospitalisations  -  3 526 rétablis  -  49 décès.

Mais le véritable danger vient justement du fait que ces communautés sont désormais atteintes, alors que le risque de contamination est chez elles beaucoup plus fort en raison d'un manque systématique d'infrastructures et de ressources de base.

Le Conseil circumpolaire des Inuit, qui représente environ 180 000 Inuit du Canada, d’Alaska, du Groenland et de Russie, réclame des mesures d’urgence pour éviter que ne se reproduisent les drames connus lors de précédentes épidémies.

 

Les conditions de vie de ces populations sont principalement en cause : forte densité de personnes sous un même toit, absence d’évacuation des eaux usées, apports en eau courante déficients, système de santé très peu développé, difficultés d’accès du fait de l’éloignement et de la rudesse du climat…

En outre, il s’agit aussi de populations particulièrement sensibles aux infections respiratoires, y compris les formes les plus graves, comme la tuberculose.

 

L’ennui, c’est que si l’on remonte l’histoire récente des communautés autochtones du Grand-Nord, à compter de l’arrivée des Blancs dans cette région (pêche, chasse, peaux, prospection, expéditions d’exploration, etc.) et des premières contaminations qui s’en sont suivi, il apparaît que celle-ci semble se répéter sans fin.

Certains des drames les plus récents ont marqué les esprits :

 

- épidémie de H1N1 en 2009. Un grand spécialiste canadien des maladies infectieuses et des soins critiques, le Dr Anand Kumar avait dit n’avoir jamais rien vu de tel : « Ce sont les patients les plus difficiles que j'aie eu à soigner d'un point de vue respiratoire ». Dans ses rapports, il indiquait que, selon lui, « faute d’accès aux antiviraux assez tôt après l'apparition des premiers symptômes, de nombreux autochtones ont été atteints plus gravement ». Il tirait donc la sonnette d’alarme : « Environ 15 % de ceux qui sont hospitalisés aux soins intensifs meurent. Si les unités de soins intensifs débordent, il est certain que le nombre de morts va augmenter ».

 

- la « grippe de Hong Kong » en 1968, et son million de morts dans le monde (et… dans une relative indifférence) !

 

- la grippe asiatique de 1957 : 2 millions de morts.

 

- la « grippe espagnole » à la fin des années 1910 et son encore plus funeste bilan : la moitié de la population mondiale infectée et près de 40 millions de morts !

 

Chaque fois, le Grand-Nord a été touché.

Mais nous ne devons pas oublier cette terrible épidémie qui l'a frappé  lors de l’hiver 1924.

Je lui ai d’ailleurs consacré un ouvrage : Mush ! L’incroyable odyssée.

 

 

La région de Nome, en Alaska déclarait des premiers cas avérés de diphtérie dès janvier 1925. L’épidémie se développe rapidement. Essentiellement circonscrite à la ville de Nome et ses abords, ainsi que dans les communautés autochtones proches. Mais le risque d’une pandémie mondiale est très sérieux. Nome est en effet Boarder line ou en tout cas proche de la Russie, du Canada et des États-Unis.

Ce sont les débuts de la sérologie. Une petite quantité de sérum est disponible mais inaccessible pour Nome, compte tenu du bon millier de kilomètres qu’il faut parcourir, et ce par -50°C ! Tout accès par la route, la mer ou les airs étant impossible, ce sont des mushers qui vont risquer leur vie et celle de leurs chiens pour tenter l’impossible : traverser 1000 kms à traîneau dans des conditions infernales.

Dans mon livre, je raconte cette incroyable histoire authentique. Mais j’y rappelle certains faits et suis malheureux de les retrouver un siècle plus tard, malgré les possibles prises de conscience et les immenses progrès scientifiques accomplis depuis.

  • Les enjeux politiques qui priment sur les bonnes décisions sanitaires.
  • Les faiblesses logistiques des systèmes sanitaires et d’approvisionnement (y compris la complication de conserver le sérum dans des limites définies de température).
  • Le racisme patent à l’égard des communautés autochtones (Inuit, Inupiat, Yupiit…), considérées trop souvent comme des « races inférieures ».
  • Le manque d’accès aux soins de ces personnes, ainsi que leur grande fragilité face aux maladies « importées », et, malgré cela, la tentation de délivrer le sérum en priorité aux citadins blancs.

 

Aujourd’hui, les nations les plus riches se garantissent l’accès aux vaccins contre la Covid, mais ne se préoccupent pas autant des pays les plus pauvres (sujet déjà abordé dans cette rubrique).

Souhaitons que, dans le cas complexe et d’évidence urgent des Peuples Premiers du Grand-Nord, toute l’aide nécessaire leur soit apportée par les États les plus directement concernés : Canada, Russie et… USA.

 

Publié le 12/12/2020
La révolution du travail continue en Nouvelle-Zélande

Je suis heureux de pouvoir vous apporter un complément d’information à ma chronique du 10 octobre dernier, intitulée « Coup de chapeau à la Nouvelle-Zélande ».

 

J’y mettais en avant la Première ministre du pays, Jacinda Ardern, décidément exemplaire tant dans sa lutte contre la pandémie de Covid 19 que pour les réformes sociales visant le mieux-être de ses concitoyens. Elle a d’ailleurs été triomphalement réélue à son poste en octobre dernier.

Je citais en particulier sa récente décision, suite aux essais concluants menés par des entreprises locales, de généraliser à tous les secteurs éligibles à ce type d’organisation : « La semaine de quatre jours ».

 

Rappelons ici rapidement que les principaux bénéfices constatés après la mise en place d’une organisation hebdomadaire incluant un troisième jour non travaillé (sans baisse de salaire) sont :

- une indiscutable augmentation de la productivité et de la confiance au sein des entreprises

- un mieux-vivre rapidement constaté pour les employés (cadres compris) favorable à un meilleur développement familial et une organisation personnelle plus équilibrée.

- le moyen très sérieux de relancer l’économie néo-zélandaise, fortement impactée elle aussi par la pandémie, en particulier la première source de revenus du pays : le tourisme !

 

Je ne cache pas ma surprise en apprenant que la filiale d’une énorme multinationale américaine, pas particulièrement connue pour sa politique progressiste en matière de législation du travail, vient d’annoncer qu’elle allait à son tour suivre les recommandations de Madame Ardern.

Il s’agit tout de même de la filiale (néo-zélandaise) du groupe Unilever, géant de la cosmétique et de l’agro-alimentaire !

 

Cette décision concerne un panel d’un peu plus de 80 salariés. Le test qui portera sur une année pleine démarre dès ce mois de décembre. Plus fort encore, si cette expérimentation s’avère positive, le groupe envisage de lancer cette réforme dans plusieurs de ses filiales mondiales.

À noter également : c’est une université australienne, et donc a priori indépendante, qui est chargée d’établir les mesures d’évaluation de ce test.

 

Dans ses déclarations, le directeur général d’Unilever Nouvelle-Zélande évoque « des méthodes de travail dépassées, inadaptées, et voit par conséquent dans cette expérience une belle tentative d’innover et progresser dans la culture du travail de bureau ».

 

Il est intéressant d’observer qu’en France, le Medef tient un discours et une position exactement opposés.

 

Les chemins de la culture, même celle du travail, restent décidément très mystérieux.  

À suivre !

Publié le 11/12/2020
Un vaccin ou... des croquettes ?

Si vous faites partie des personnes qui, quelles que soient leurs raisons, préféreraient ne pas recourir au vaccin pour lutter contre la Covid 19, ne vous inquiétez pas trop.

À défaut de « prévenir contre », il existera sans doute bientôt une solution 100% naturelle et sans le moindre danger pour « détecter » tôt une éventuelle infection, et ainsi isoler et soigner à temps.

Ce ne sont ni les laboratoires, ni les centres de recherche comme l’institut Pasteur qui y travaillent, mais… une école vétérinaire ! Française, qui plus est : l’école de Maison Alfort.

 

Dans l’enceinte de l’École Nationale, on teste actuellement les dispositions des chiens à détecter le coronavirus grâce à leur flair. Nous savons que nos chers canidés sont déjà capables de détecter différentes maladies chez les humains, dont certains cancers. Les personnes porteuses du coronavirus dégagent apparemment une odeur spécifique en transpirant. C’est à cette odeur que des chiens sont actuellement dressés pour être capables de la déceler le plus paisiblement du monde.

 

 

Certes, il faudra encore un certain temps pour qu’un nombre important d’animaux soient prêts à nous inspecter tous, mais il se pourrait bien que ce test soit le plus rapide et le plus efficace qui soit, dans un proche avenir.

Alors, préparez votre stock de croquettes, car nos compagnons auront une fois de plus mérité une savoureuse récompense !  

 

Publié le 07/12/2020
Retour (virtuel) en Australie

N’en déplaise aux dirigeants australiens, tout cela était prévu !

Le pays, qui entre dans un nouvel été, se voit déjà aux prises avec d’épouvantables incendies.

 

Le principal état concerné pour le moment est le Queensland (nord-est du continent), les deux tiers de sa superficie étant fortement touchés par la sécheresse.

Les incendies les plus inquiétants se sont déclarés depuis près de six semaines sur la magnifique île de Fraser Island. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, l’île, qui s'étire sur 120 km, constituée de forêts pluviales et de vastes dunes de sable au sommet desquelles sont perchés de grands lacs d’eau douce, est présentement interdite aux visiteurs. 40% des forêts, 74.000 hectares, soit 42% de la superficie de l’île sont partis en fumée. L’île abrite également plusieurs sites aborigènes et une importante population de dingos dont un fort pourcentage de spécimens « purs » (lire Le chant des galahs à ce sujet).

 

C’est un lieu exceptionnel, comme l’est (l’était ?) Kangaroo Island, au sud du continent, en grande partie détruite lors des incendies de l’été dernier.

 

À ce stade de l’évolution des températures et de la sécheresse dans tout le pays, les solutions ne sont pas évidentes. Mais ralentir et supprimer au plus tôt les causes parfaitement identifiées à cet état de fait devrait être l’absolue priorité du gouvernement de Scott Morrison.

 

Je ne suis pas fan des films autour du personnage de Mad Max, mais j’ai encore moins envie de voir les paysages Australiens devenir ce que cette série annonçait avec une étrange et violente lucidité.

 

Publié le 01/12/2020
Petite anecdote humaniste

Le saviez-vous ?

 

L’immense écrivain Victor Hugo se doublait d’un grand humaniste. Il a combattu non seulement l’injustice et les inégalités sociales, mais aussi la peine de mort.

C’est ainsi que, lors de son « exil » sur Guernesey, il avait refusé que la maison qui l’abritait soit équipée de fenêtres… à guillotine.

 

Publié le 01/12/2020
Démocratie et République, fifty-fifty ?

Face à la crise que nous traversons, il n’est pas étonnant que nous nous sentions « troublés » et, pour certains, inquiets, voire angoissés. Notre mental est mis à rude épreuve, c’est évident, et ce n’est pourtant pas le moment de somatiser, d’ajouter de la faiblesse aux difficultés que nous affrontons.

 

Nous sommes tous sur un bateau, le même bateau, mais avons une perception très contrastée de la façon dont celui-ci navigue sur des eaux pas toujours calmes. D’un côté extrême, il y a ceux qui conservent une totale confiance en ce beau navire, construit sur des siècles d’expérience, aux larges structures solides, doté d’un puissant moteur, et par conséquent capable de traverser les pires tempêtes. À l’autre extrême, il y a ceux qui se voient désormais sur… le Titanic.

La majorité d’entre nous se situe entre ces deux extrêmes et hésite à rejoindre l’un ou l’autre groupe ; à s’allonger sur un transat pour siroter un cocktail ou à enfiler un gilet de sauvetage et prier. Pourtant, nous aimerions comprendre et prendre parti une bonne fois, redonner une ligne d’horizon à notre voyage. Les discussions enflammées s’enchaînent, chacun apporte sa voix aux nombreux débats ; quidams autant que spécialistes cherchant à rassurer ou à lancer le signal de vite mettre les canots à la mer.

 

La force de la tempête traversée se mesure à la somme des dangers qu’elle représente et à la nature même des enjeux mis ainsi en péril. Pour l’instant, il n’en va pas moins que de notre santé, notre liberté, notre qualité de vie, notre sécurité. Nul doute que notre inquiétude est légitime ; il n’y a donc pas de quoi culpabiliser.

Serons-nous ou non capables de gérer la pandémie et de l’éradiquer ? Les vaccins sont-ils élaborés avec toutes les prudences requises ou est-ce juste un effet d’annonce propre à rassurer les bourses et les esprits ? Faut-il diffuser les caricatures à l’infini, selon le principe d’une totale liberté d’expression, ou devrait-on tenir compte des sensibilités diverses qui composent notre société, au risque de « se coucher » devant le terrorisme, céder face à l’intolérance ? Doit-on laisser une part infime de la population s’enrichir au détriment de centaines de millions d’indigents, pour défendre l’idée que « chacun a ses chances et est libre de les tenter ». Peut-on s’investir collectivement pour préserver la planète ou laisser une élite jouer avec ses fusées, ses belles voitures, ses gros fusils ? Comment préserver ma Foi ou mon droit de ne pas croire ? Faut-il tendre la main aux déracinés, au risque de devoir tendre l’autre joue si l’on ne se comprend pas ? Mieux protéger ceux qui doivent justement nous protéger, est-ce une équation possible à résoudre, ou le danger de nous laisser piéger peu à peu par l’idée de « sécurité totalitaire » ?

Pas facile de « tenir un cap », quand tant d’incertitudes planent au-dessus de nos têtes.

 

Si ces question (et bien d’autres) se posent, c’est que le bateau que nous avons choisi pour naviguer est d’un genre particulier. Il est comme ces « Fiftys » que l’on aperçoit dans les ports, équipés à la fois de voiles et de moteurs.

 

Le nôtre avance à la fois à la république et à la démocratie.

Un immense chantier l’a conçu, sur le long terme. Il y a d’abord eu la prise en compte de schémas nouveaux, illustrant l’idée d’une « République », fort éloignés de ceux ayant servi à élaborer les empires, royaumes, dictatures, communément en usage à l’époque des Platon, Aristote, Cicéron, Confucius… grands architectes et pilotes de ce projet « révolutionnaire » de régime républicain.

Puis il a fallu attendre le 17ème siècle pour que s’élabore le deuxième niveau de construction, celui de la démocratie. Ce sont les premiers écrits majeurs en faveur des droits individuels, depuis les Traités du Gouvernement civil du philosophe John Locke jusqu’à l’imposante somme de ses camarades des Lumières : Bayle, Newton, Voltaire, Spinoza… Il faut dire qu’en ce temps-là, le navire social établi selon les règles d'un droit divin, héréditaire, absolutiste et monarchique, avait sans doute de quoi légitimer leurs recherches et favoriser l’élaboration de nouveaux modèles.

 

Ainsi sont nées les premières ébauches d’un régime à la fois démocratique et républicain.

Un astucieux « fifty » politique pour nos sociétés modernes.

Mais le pilotage d’un fifty nécessite un certain savoir-faire et, surtout, différentes énergies : le vent, énergie propre et renouvelable, si l’on choisit de hisser les voiles, le gazole, énergie sale et fossile, si l’on choisit le moteur.

Il en va de même pour notre fifty politique : une double énergie. Celle de la démocratie est la valorisation des droits individuels. Celle de la république est l’engagement civique et la primauté du groupe social sur les individualités qui le composent. Deux idées majeures auxquelles nous sommes très attachés, mais qui, mal comprises dans leurs interactions, génèrent des effets contraires, antagonistes.

 

La démocratie nous garantit nos libertés individuelles : celles de penser et agir à notre convenance. La république en limite la portée, du moins celle de nos actes, par les lois qui la régissent et auxquelles notre citoyenneté nous impose de nous soumettre.

Autrement dit, toutes les formes d’expression s’avèrent possibles, à l’exception de celles qu’interdisent les lois adoptées par la majorité des élus du peuple.

 

Le bateau sur lequel nous sommes tous embarqués est soumis aux principes démocratiques et républicains, principes que nous finissons par confondre ou, parfois pire, par oublier. Cela est d’autant plus vrai que ses passagers sont issus de milieux dont les conceptions morales, spirituelles, et les moyens culturels, économiques, sont très divers. Pour peu que l’un ou l’autre groupe de passagers veuille imposer ses vues, arguant de ses droits individuels, et en particulier celui de s’exprimer, on peut comprendre que la cohabitation pacifique s’en trouve menacée.

 

Ceux qui crient haut et fort leur liberté au nom de la démocratie ne peuvent oublier la réalité républicaine qu’ils ont aussi défendue et qui les contraint à suivre le règlement, obéir au commandant. Un système qui tient ; un bateau qui ne coule pas au milieu de la tempête, tant que les règles établies sont jugées justes par une très large majorité des passagers et que le commandant et ses officiers conservent un comportement qui inspire confiance et respect.

Quant à ceux qui en appellent à l’état de guerre, au renforcement des contrôles, à de nouvelles limitations des libertés, iront-ils jusqu’à revendiquer l’usage de "sous-marins" : des navires de guerre aptes à voyager en eaux troubles et profondes, autant qu’à torpiller tous les fiftys de ce monde ?

 

Se pourrait-il qu'Oscar Wilde (qui appartenait à une nation de grands marins) ait vu juste en affirmant (pour parodier Abraham Lincoln) : 

 

<< La démocratie, c'est l'oppression du peuple, par le peuple, pour le peuple. >>

 

Publié le 30/11/2020
Fleur de Printemps pour les enfants souffrant de dyslexie

Je suis heureux de vous informer qu’après le succès du premier accord passé entre Actes-Sud, la société Mobidys (et moi-même) pour inclure Les Fils du Ciel (de la série Fleur de Printemps) dans une bibliothèque numérique dédiée aux enfants souffrant de dyslexie ou d’autres difficultés de lecture, je viens de donner mon accord pour un second ouvrage de la même série : Le Trésor des Pandas Géants.

 

                                 

 

MOBiDYS est un éditeur spécialisé dans le développement d'une bibliothèque de livres numériques (distribuée auprès d’établissements scolaires) accessibles à un public de collégiens souffrant de troubles de l’apprentissage. Cet éditeur a développé un format spécifique, le format FROG (Free Cognitive eBook), qui se compose d’une version ePub enrichie de fonctionnalités visant à améliorer l’accessibilité cognitive pour le public dyslexique, comprenant notamment une version audio de l’ouvrage en question.

 

J’ai pu consulter le travail réalisé par Mobidys sur son site (accès réservé aux établissements abonnés), qui m’a enthousiasmé. La qualité de lecture (c’est la première fois que j’entends un de mes textes aussi bien lu par une comédienne professionnelle), les enrichissements offerts (aide au vocabulaire, options d’affichages, supports de prononciation…) sont bluffants !

 

Si vous connaissez des familles ayant des enfants dyslexiques, n’hésitez pas à leur vanter ce service.

Publié le 27/11/2020
Vacciner et voyager... pouvoir choisir ?

Pour celles et ceux qui n’entendent pas se faire vacciner contre la Covid 19 (à court terme ou jamais), il semblerait que plusieurs mesures seront malgré tout mises en place pour les y contraindre, y compris dans les pays où la vaccination ne sera officiellement pas obligatoire.

 

Ainsi l’Australie est sur le point de rouvrir assez largement ses frontières pour accueillir les vols internationaux, mais uniquement pour les personnes vaccinées.

 

Cette décision, actuellement à l’examen, pourra être prise à l’échelle d’un pays (ici, l’Australie), mais également par des compagnies aériennes, ce qui sera certainement le cas de Qantas (ligne Australienne), comme ses dirigeants viennent de l’annoncer.

 

Dans le cadre d’un pays, l’option d’autoriser l’entrée sur le sol national à des « non-vaccinés » à la condition de subir une quarantaine stricte de deux semaines, est également étudiée.

Mais qu’en sera-t-il si le « non vacciné » accepte l’alternative de la quarantaine, et que la compagnie aérienne maintient son interdiction de le laisser monter dans ses avions sans avoir préalablement été vacciné ?

 

Compte tenu du nombre de décisions incompréhensibles qui, un peu partout dans le monde, auront été prises pendant cette pandémie, espérons que les réflexions en cours pour la reprise dans le « monde d’après » fassent preuve de davantage de clairvoyance et nous épargnent enfin les situations trop ubuesques.

 

Publié le 25/11/2020

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